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L’hiver #1 : balades matinales dans la vallée du Giffre

L’hiver #1 : balades matinales dans la vallée du Giffre

L’hiver, Haute-Savoie, dans la vallée du Giffre, c’est quitter la chaleur d’un poêle à bois pour affronter le froid glacial ou surplomber une mer de nuages. S’emmitoufler. Sortir et sentir immédiatement le froid sur son visage. Marcher les mains dans les poches, le menton protégé par une grosse écharpe et à la recherche d’un joli paysage.

Ces photos ont été prises tôt le matin, au lever du soleil. Sitôt le café avalé, je passe l’appareil photo autour du cou et prends la direction de la forêt.

Loin du tumulte, paysage hivernal, froid, arbres

Ici, je me place et j’attends que le soleil se lève suffisamment pour éclairer les arbres. Je grelotte et sautille sur place. Enfin, le soleil vient de passer au-dessus de la montagne et réchauffe un peu mon visage. Sans aucun nuage, le ciel est d’un bleu glacial. La chute des températures durant la nuit a figé la neige tombée la veille sur les arbres.

Loin du tumulte, paysage glacial, Môle, mer de nuages
Vue sur le Môle

Je laisse la forêt pour marcher sur une petite route verglacée peu empruntée pour découvrir un autre jour, un paysage tout aussi glacial. Il faut dire que les températures sont largement inférieures à 0°. La mer de nuages laisse apparaître la partie supérieure du Môle pendant que le reste du massif, ainsi que la vallée, sont dans la grisaille.

Loin du tumulte, mer de nuages, sommand, vallée du Giffre
Mer de nuages dans la vallée du Giffre

Pour terminer cet article, je vous propose de prendre de la hauteur en montant jusqu’à la station de Sommand. Ce jour-là, nous avons la chance d’avoir une mer de nuages dense et tenace. Je me souviens encore avoir conduit dans la grisaille, puis petit à petit avoir atteint la limite très lumineuse jusqu’à la dépasser et me retrouver sous le soleil. J’étais passée au-dessus de la couche nuageuse. D’ailleurs, ce jour-là, je n’étais pas la seule à avoir envie d’immortaliser ce phénomène météorologique. Plusieurs automobilistes s’étaient arrêtés sur le bas-côté pour prendre des photos.

Le point commun de ces trois photos, ce n’est pas seulement l’hiver en vallée du Giffre, le froid glacial, les mer de nuages récurrentes mais aussi le silence qui régnait.

En monochrome #2 : photographier la cascade du Rouget

En monochrome #2 : photographier la cascade du Rouget

Loin du tumulte, cascade du Rouget, sixt-fer-à-cheval

Accès à la cascade

Comme beaucoup de lieux touristiques, la cascade du Rouget est un lieu très prisé.

Il faut dire que cette cascade est facilement accessible puisqu’il y a un parking juste devant. Pour ceux d’entre vous qui (comme moi) souhaitent accéder à la cascade à pied, comptez 30 minutes. Sans difficulté, la balade est en partie dans les sous-bois.

La cascade du Rouget a deux ressauts et mesure 80m de haut ce qui lui vaut le surnom de Reine des Alpes.

Le cadrage et le noir et blanc

Mais, faut-il pour autant la photographier en entier c’est-à-dire intégrer les deux ressauts ? Pour ma part, j’ai choisi de m’attarder sur la seconde chute et le torrent qui en découle.

C’est un choix délibéré pour ces 3 photos tout comme de les transformer en noir et blanc. L’environnement autour de la cascade n’est pas forcément très esthétique surtout au printemps. La neige a enfin fondu et laisse apparaître une végétation aux tons jaune-marron sur une roche assez sombre. Je continue pour autant à venir la photographier au printemps car c’est à cette période que le débit est le plus conséquent.

Accentuer les contrastes permet d’assombrir l’environnement pour mieux se concentrer sur l’essentiel : ce flux d’eau continu, bruyant qui projette des embruns au gré du vent. Une fois l’eau arrivée en bas de la chute, le torrent peut reprendre son cours ; au début assez doucement avant de repartir vers une course effrénée.

Quelle vitesse adopter ?

La dernière question à se poser concerne la vitesse à adopter. Pour ma part, j’aime réaliser des filés. La pose longue lisse le mouvement de l’eau. De plus, elle donne un résultat vaporeux que je trouve visuellement esthétique.

Loin du tumulte, cascade du Rouget, effet filé

Mais, pourquoi ne pas photographier cette cascade en figeant la chute de l’eau ? ça se tente. Le résultat révèle alors la force et l’intensité de la cascade. De plus, il met davantage en avant la grande quantité d’eau qui s’écoule. Ces deux photos prises le même jour donnent un résultat totalement différent.

Loin du tumulte, cascade du Rouget au printemps

Et vous, vous connaissez la cascade du Rouget ? Et, plus généralement, vous préférez figer une cascade ou créer un filé ?

Le lac de Roy et la Pointe du Haut Fleury

Le lac de Roy et la Pointe du Haut Fleury

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Les alpages verdoyants au bord du lac

La balade jusqu’à la Pointe du Haut Fleury en passant par le lac de Roy est sans difficulté. Le lac de Roy, situé à 1661m, est un lieu apaisant et très agréable que vous atteindrez en 30 minutes. C’est un petit lac d’origine glaciaire.
Le large chemin qui vous conduira à ce lac insoupçonnable est très agréable.
Dans un environnement très dégagée, vous profiterez d’un bel ensoleillement et d’un large panorama sur les massifs situés à l’Est.
Quelques infos sur le lac (source Wikipédia)
Longueur : 320m – Largeur : 160m
Profondeur max : 10.5m

Une fois arrivée au lac et en marchant 40 minutes de pluse, vous atteindrez la Pointe du Haut Fleury, lieu d’arrivée des télésièges éponymes à 1966m. Un joli panorama vous attend : deux tables d’orientation de part et d’autre vous permettront d’identifier les sommets environnants.

Si en montant au lac de Roy, vous avez profité d’un panorama sur les massifs situés à l’Est, l’arrivée à la Pointe du Haut Fleury vous permettra de découvrir les massifs côté Ouest avec le Môle, le Salève, le Lac Léman et le Jura au loin.

En redescendant de la pointe, plusieurs chemins s’offrent : soit reprendre le chemin de la montée, soit partir vers la droite pour contourner le lac et revenir au petit ruisseau. Perso, j’aime bien faire cette boucle notamment pour la très jolie vue sur le lac. 🙂

En revenant vers le parking, regardez de chaque côté du chemin et vous découvrirez peut-être une des nombreuses orchis tachetée. 😉