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En monochrome #3 : photographier les paysages enneigés

En monochrome #3 : photographier les paysages enneigés

J’avais initialement prévu de rédiger un article sur la forêt en lien avec ma lecture inspirante du moment « la vie secrète des arbres » de Peter Wohlleben. Finalement, le retour de la neige a eu raison de mon choix. Je me suis donc tournée vers la photographie de paysages enneigés en noir et blanc.

Le paysage après les chutes de neige

Je trouve que la saison hivernale et surtout la neige sont propices aux photos en noir et blanc surtout quand le temps est bien couvert. L’idéal est de pouvoir sortir en balade photos dès que la neige s’est arrêtée de tomber. Le ciel est encore chargé de nuages. Le silence règne. Marcher dans la poudreuse fraiche et légère est agréable.

Loin du tumulte, Brasses, neige, noir et blanc
Le massif des Brasses enneigé

Ici, j’ai emprunté la petite route peu fréquentée devant chez moi qui m’a amené jusqu’à ce joli point de vue sur le Massif des Brasses.

Les sapins, avec leur feuillage persistant durant l’hiver, sont bien visibles au premier plan. La neige, qui les a recouverts, permis de distinguer leurs nombreuses branches et éclairci un arbre généralement bien sombre.

Loin du tumulte, sapins enneigés

On peut photographier des paysages au sens large ou alors se concentrer sur des arbres, comme des sapins. En bordure d’un champ, ces sapins ont les racines sous la neige et la cime dans un ciel encore sombre.

Et quand est-il des arbres sans feuilles ?

Les arbres dénudés par l’hiver ont des silhouettes plus austères. Il est peut-être plus difficile de les faire ressortir sur une photo surtout avec un arrière plan chargé. A moins que le brouillard ne s’en mêle. Les paysages enneigés prennent une tout autre forme. Ajouté à la neige au sol, on ne distingue plus l’arrière-plan. La photographie en noir et blanc devient alors une évidence.

Loin du tumulte, monochrome, silhouettes austères
Quand la photographie en noir et blanc devient une évidence
En monochrome #2 : quelques photos de la cascade du Rouget

En monochrome #2 : quelques photos de la cascade du Rouget

Loin du tumulte, cascade du Rouget, sixt-fer-à-cheval

Accès à la cascade

Comme beaucoup de lieux touristiques, la cascade du Rouget est un lieu très prisé.

Il faut dire que cette cascade est facilement accessible puisqu’il y a un parking juste devant. Pour ceux d’entre vous qui (comme moi) souhaitent accéder à la cascade à pied, comptez 30 minutes. Sans difficulté, la balade est en partie dans les sous-bois.

La cascade du Rouget a deux ressauts et mesure 80m de haut ce qui lui vaut le surnom de Reine des Alpes.

Le cadrage et le noir et blanc

Mais, faut-il pour autant la photographier en entier c’est-à-dire intégrer les deux ressauts ? Pour ma part, j’ai choisi de m’attarder sur la seconde chute et le torrent qui en découle.

C’est un choix délibéré pour ces 3 photos tout comme de les transformer en noir et blanc. L’environnement autour de la cascade n’est pas forcément très esthétique surtout au printemps. La neige a enfin fondu et laisse apparaître une végétation aux tons jaune-marron sur une roche assez sombre. Je continue pour autant à venir la photographier au printemps car c’est à cette période que le débit est le plus conséquent.

Accentuer les contrastes permet d’assombrir l’environnement pour mieux se concentrer sur l’essentiel : ce flux d’eau continu, bruyant qui projette des embruns au gré du vent. Une fois l’eau arrivée en bas de la chute, le torrent peut reprendre son cours ; au début assez doucement avant de repartir vers une course effrénée.

Quelle vitesse adopter ?

La dernière question à se poser concerne la vitesse à adopter. Pour ma part, j’aime réaliser des filés. La pose longue lisse le mouvement de l’eau. De plus, elle donne un résultat vaporeux que je trouve visuellement esthétique.

Loin du tumulte, cascade du Rouget, effet filé

Mais, pourquoi ne pas photographier cette cascade en figeant la chute de l’eau ? ça se tente. Le résultat révèle alors la force et l’intensité de la cascade. De plus, il met davantage en avant la grande quantité d’eau qui s’écoule. Ces deux photos prises le même jour donnent un résultat totalement différent.

Loin du tumulte, cascade du Rouget au printemps

Et vous, vous connaissez la cascade du Rouget ? Et, plus généralement, vous préférez figer une cascade ou créer un filé ?

En monochrome #1 : balade dans un paysage hivernal

En monochrome #1 : balade dans un paysage hivernal

Après les fortes chutes de neige tombées dans la matinée, l’accalmie est enfin là. C’est l’occasion de faire une balade dans un paysage hivernal. Le sol, les arbres sont couverts de neige et le ciel est encore chargé de nuages. C’est l’occasion de marcher dans la poudreuse, de profiter de ce décor éphémère et d’être la première à y laisser mes traces.

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Loin du tumulte, forêt monochrome et enneigé
Loin du tumulte, paysage monochrome et enneigé
Loin du tumulte, champ enneigé, monochrome
Loin du tumulte, sapins enneigés

Il n’y a aucun bruit mis à part mes pas dans la neige.

Loin du tumulte, paysages enneigés
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Loin du tumulte, paysage monochrome et enneigé

On pourrait croire que je suis seule au milieu de ce champ mais un dernier regard vers la forêt et je remarque une forme qui n’était pas là auparavant. Un renard m’avait repéré. Méfiant, il restait en lisière de la forêt mais la curiosité le maintenait immobile la tête tournée vers moi.

Il a suffi que je baisse les yeux pendant une seconde pour qu’il disparaisse. Ma séance photo s’est donc terminée sur cette rencontre furtive.

Loin du tumulte, paysage monochrome, arbres enneigés

En apparence invisibles, les animaux de la forêt sont bien présents et nous voient bien avant que nous, nous les ayons repérés.