Le silence hivernal

Le silence hivernal

Après avoir neigé toute la matinée, l’accalmie est enfin là. Le sol, les arbres sont couverts de neige et le ciel est encore chargé de nuages. C’est l’occasion de marcher dans la poudreuse, de profiter de ce décor éphémère et d’être la première à y laisser mes traces.

Il n’y a aucun bruit mis à part mes pas dans la neige.

On pourrait croire que je suis seule au milieu de ce champ entouré de bois mais un dernier regard vers la forêt et je remarque une forme qui n’était pas là auparavant. Un renard avait repéré ma présence. Méfiant, il restait en lisière de la forêt mais la curiosité le maintenait immobile la tête tournée vers moi.

Il a suffi que je baisse les yeux pendant une seconde pour qu’il disparaisse. Ma séance photo s’est donc terminée sur cette rencontre furtive.

Souvent invisibles, les animaux de la forêt sont bel et bien présents et nous voient bien avant que nous, nous les ayons repérés.

Le château du Haut-Koenigsbourg en Alsace

Le château du Haut-Koenigsbourg en Alsace

A l’occasion d’une semaine de vacances en Alsace, nous en avons profité pour visiter le château du Haut-Koenigsbourg.

Poussez la lourde porte et découvrez les lieux …

Le château a été érigé au XIIème siècle.

Au fil des siècles et des conflits, plusieurs propriétaires se sont succédés jusqu’à ce que le château soit détruit durant la guerre de 30 ans.

Abandonné et envahi par la végétation, ce n’est qu’en 1865 que la ville de Sélestat a racheté les ruines mais ne peut pas financièrement envisager la restauration.

En 1871, après l’annexion de l’Alsace à l’Allemagne, Sélestat offre les ruines du château fort à l’empereur Guillaume II en 1899. Ce dernier, passionné par le Moyen-Age souhaite le restaurer et confie donc le bâtiment à l’architecte Bodo Ebhardt. Les travaux débute en 1900 et durent 8 ans.

Les années passent et ce n’est qu’à la fin de la 1ère guerre mondiale que le château est devenu propriété de l’Etat Français.

En 1993, le château a été classé monument historique. C’est un lieu très touristique. Il est indiqué sur le site en moyenne 500’000 visiteurs par an.

Nous l’avons visité hors saison et en milieu d’après-midi. Il y avait peu de monde et nous avons pu tranquillement découvrir le château.

La silhouette du Haut-Koenigsbourg permet de se faire une idée précise de l’allure d’un château fort de montagne à la fin du Moyen Âge.

Ses murailles abritent une décoration intérieure d’inspiration médiévale d’une grande richesse, ainsi qu’une collection exceptionnelle d’armes et de meubles, essentiellement des 16e et 17e siècles… (source http://www.haut-koenigsbourg.fr).

Le château a été une source d’inspiration pour les écrivains ou les dessinateurs, ci-dessous une grande affiche de la bande dessinée « Blake et Mortimer ».

Le château se dresse sur une colline à 750m d’altitude. De là-haut, la vue est magnifique et il parait que l’on peut même voir les Alpes. Nous avons pu profiter d’une lumière douce, de températures très agréables et des belles couleurs qu’offre l’automne.

A noter tout de même que les trépieds sont interdits du fait de l’affluence et de l’exiguïté des lieux. C’est principalement la raison pour laquelle, il n’y a que très peu de photos de l’intérieur du château. Les meubles et portes sont assez sombres et les fenêtres étroites. Difficile de faire des photos dans ces conditions.

Si, comme moi, vous souhaitez pendant quelques heures découvrir une autre époque, le château est ouvert toute l’année.

La visite du château coûte 9 euros et dure à peu près 2 heures.

La Chartreuse de Mélan : entre patrimoine historique et art contemporain

La Chartreuse de Mélan : entre patrimoine historique et art contemporain

Située en Haute-Savoie, dans la vallée du Giffre, la Chartreuse de Mélan a été fondée au 13ème siècle par Béatrice de Faucigny. Le lieu fut tout d’abord une chartreuse de moniales puis un collège séminaire et enfin, un orphelinat avant qu’un incendie dévastateur survenu en 1967 fasse 18 victimes et n’entraîne la démolition de nombreux bâtiments.

Le site offre aujourd’hui une église et un cloître dans un parc de 3 hectares.

La Chartreuse peut être visitée librement chaque été. A l’écart du centre ville, c’est un lieu calme et emprunt de sérénité avec une vue dégagée sur les montagnes environnantes.

Vous l’aurez compris, Mélan, c’est un lieu chargé d’histoire mais aussi un pôle d’art contemporain. Vous pourrez ainsi découvrir de belles créations dans le parc comme :

  • L’arbre à palabres de Godefroy G. Kouassi

Cette création de Godefroy G. Kouassi met en scène « un espace de vie ». Il reprend la tradition africaine de l’arbre à palabres, où le conseil des sages étudie le questions collectives et spirituelles, mais aussi où les enfants de regroupent pour écouter des histoires contées par les anciens du village (source Chartreuse de Mélan).

  • Promenade sur glace de Jean-Louis Toutain

Promenade sur glace nous invite à partager l’impression de sérénité qui se dégage du groupe sculpté figurant une famille et dont le mouvement s’apparente plus à une chorégraphie qu’à une simple promenade (source Chartreuse de Mélan).

Je terminerai cet article avec « la Nuit recule » de Christian Lapie. C’est une sculpture composé de 4 figures sombres et immenses (même si on en voit que 3 sur ma photo) issues d’un même arbre en chêne.

Ma visite à la Chartreuse de Mélan se termine ici.

Si vous souhaitez avoir davantage d’informations sur ce lieu, cliquez sur le lien ici.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les marmottes

Les marmottes

A l’heure où j’écris cet article, il pleut des trombes d’eau et la neige commence doucement à faire son apparition sur les sommets. Le chat a retrouvé sa place devant le poêle à bois. Moi aussi ☺. C’était l’occasion de revenir sur une saison estivale en montagne où j’ai mis la randonnée et les panoramas de côté pour me poser et prendre le temps d’observer les marmottes. Je vous propose donc aujourd’hui de découvrir quelques photos !

En mode sentinelle ou occupée à se réchauffer au soleil, la marmotte est un petit mammifère très observateur qui vous aura repéré bien avant que vous, vous ne l’ayez remarqué sur son rocher ! Elle poussera alors des cris stridents pour prévenir ses congénères de l’arrivée d’un intrus (d’un prédateur), ira peut-être se réfugier dans son terrier. Il faudra alors faire preuve de patience pour la voir réapparaître.