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Les couchers de soleil en montagne

Les couchers de soleil en montagne

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Coucher de soleil sur Haute Pointe

Observer des couchers de soleil en montagne, c’est être dans l’instant présent.

L’attente

Il y a, dans un premier temps, l’attente. Attendre que la journée se termine, que le soleil se couche. Quand je fais des couchers de soleil en montagne, je dois composer avec le temps de marche et les fameuses golden hours. Du coup, j’ai toujours tendance à arriver un peu trop tôt et le soleil, je le vois bien décliner 😊. C’est alors l’occasion de réfléchir à la composition de la photo, au cadrage.

Le panorama ci-dessus a été pris en photo en plein hiver dans un lieu déserté par les randonneurs. De l’autre côté de la barrière rocheuse, se trouve la station de Sommand dans la vallée du Giffre. Le sommet à gauche se nomme Haute Pointe.

Dos au soleil mais pas seulement

Ensuite, il y a la position par rapport au soleil. Sur la panorama au-dessus, je suis dos au soleil. En se couchant, la lumière devient douce. La montagne tout comme la neige prennent des teintes rosées et dorées. Et si je me tournais ? Exactement au même endroit mais en faisant une rotation de 180°, je suis face au soleil. Si sur la première photo, le massif prend toute la place sur la photo, le ciel est davantage mis en avant sur cette seconde photo. Le soleil s’est couché mais les couleurs persistent. Les couleurs jaune-orange sont bien présentes et cet arbre dénudé se détache du paysage. La composition de ma photo est faite.

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L’arbre

Hiver comme été

Il m’arrive aussi de profiter de couchers de soleil en montagne durant l’été. Ici, aux massif des Brasses, les nuages dirigent là où le soleil s’est couché. L’absence de neige assombrit la vallée.

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Coucher de soleil sur la Pointe de Miribel, les Brasses

Nous étions plusieurs ce soir-là à observer silencieusement le coucher du soleil. C’était un moment de contemplation, un moment de silence, loin du tumulte…

L’hiver #1 : Froid glacial et mer de nuages

L’hiver #1 : Froid glacial et mer de nuages

Quitter la chaleur d’un poêle à bois pour affronter le froid glacial ou surplomber une mer de nuages. S’emmitoufler. Sortir et sentir immédiatement le froid sur son visage. Marcher les mains dans les poches, le menton protégé par une grosse écharpe et à la recherche d’un joli paysage.

Ces photos ont été prises tôt le matin, au lever du soleil. Sitôt le café avalé, je passe l’appareil photo autour du cou et prends la direction de la forêt.

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Ici, je me place et j’attends que le soleil se lève suffisamment pour éclairer les arbres. Je grelotte et sautille sur place. Enfin, le soleil vient de passer au-dessus de la montagne et réchauffe un peu mon visage. Sans aucun nuage, le ciel est d’un bleu glacial. La chute des températures durant la nuit a figé la neige tombée la veille sur les arbres.

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Vue sur le Môle

Je laisse la forêt pour marcher sur une petite route verglacée peu empruntée pour découvrir un autre jour, un paysage tout aussi glacial. Il faut dire que les températures sont largement inférieures à 0°. La mer de nuages laisse apparaître la partie supérieure du Môle pendant que le reste du massif, ainsi que la vallée, sont dans la grisaille.

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Mer de nuages sur la Vallée du Giffre

Pour terminer cet article, je vous propose de prendre de la hauteur en montant jusqu’à la station de Sommand. Ce jour-là, nous avons la chance d’avoir une mer de nuages dense et tenace. Je me souviens encore avoir conduit dans la grisaille, puis petit à petit avoir atteint la limite très lumineuse jusqu’à la dépasser et me retrouver sous le soleil. J’étais passée au-dessus de la couche nuageuse. D’ailleurs, ce jour-là, je n’étais pas la seule à avoir envie d’immortaliser ce phénomène météorologique. Plusieurs automobilistes s’étaient arrêtés sur le bas-côté pour prendre des photos.

Le point commun de ces trois photos, ce n’est pas seulement l’hiver, le froid glacial, les mer de nuages récurrentes mais aussi le silence qui régnait.

En monochrome : la cascade du Rouget

En monochrome : la cascade du Rouget

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Accès à la cascade

Comme beaucoup de lieux touristiques, la cascade du Rouget est un lieu très prisé.

Il faut dire que cette cascade est facilement accessible puisqu’il y a un parking juste devant. Pour ceux d’entre vous qui (comme moi) souhaitent accéder à la cascade à pied, comptez 30 minutes. Sans difficulté, la balade est en partie dans les sous-bois.

La cascade du Rouget a deux ressauts et mesure 80m de haut ce qui lui vaut le surnom de Reine des Alpes.

Le cadrage et le noir et blanc

Mais, faut-il pour autant la photographier en entier c’est-à-dire intégrer les deux ressauts ? Pour ma part, j’ai choisi de m’attarder sur la seconde chute et le torrent qui en découle.

C’est un choix délibéré pour ces 3 photos tout comme de les transformer en noir et blanc. L’environnement autour de la cascade n’est pas forcément très esthétique surtout au printemps. La neige a enfin fondu et laisse apparaître une végétation aux tons jaune-marron sur une roche assez sombre. Je continue pour autant à venir la photographier au printemps car c’est à cette période que le débit est le plus conséquent.

Accentuer les contrastes permet d’assombrir l’environnement pour mieux se concentrer sur l’essentiel : ce flux d’eau continu, bruyant qui projette des embruns au gré du vent. Une fois l’eau arrivée en bas de la chute, le torrent peut reprendre son cours ; au début assez doucement avant de repartir vers une course effrénée.

Quelle vitesse adopter ?

La dernière question à se poser concerne la vitesse à adopter. Pour ma part, j’aime réaliser des filés. La pose longue lisse le mouvement de l’eau. De plus, elle donne un résultat vaporeux que je trouve visuellement esthétique.

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Mais, pourquoi ne pas photographier cette cascade en figeant la chute de l’eau ? ça se tente. Le résultat révèle alors la force et l’intensité de la cascade. De plus, il met davantage en avant la grande quantité d’eau qui s’écoule. Ces deux photos prises le même jour donnent un résultat totalement différent.

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Et vous, vous connaissez la cascade du Rouget ? Et, plus généralement, vous préférez figer une cascade ou créer un filé ?